On est loin du modèle proposé par Borel Maisonny... J'ai eu du temps libre lundi et mardi midi, et j'organisais sur papier les différentes observations sur P. Presque spontanément, j'organisais tout cela en utilisant le canevas-type d'un bilan de langage.

J'avais toujours trouvé ça fort théorique à l'école. En 2ème année, les bilans qu'on nous faisait faire en moins d'une semaine devaient présenter entre 7 et 10 pages. Je n'avais jamais assez de place, tellement il fallait absolument bombarder les enfants de tests et les noter de façon quantitative et qualitative. Il fallait aussi faire des liens entre certaines observations, faire des rapports en relation avec le bilan des kinés, des psys... Maintenant ça me semble normal d'avoir dû faire ça. Ca apprend une certaine façon de penser, un certain réflexe dans les observations. En 3ème année, on pouvait limiter le bilan au nécessaire, au moins si ce "nécessaire" était très détaillé (par exemple, faire un bref bilan des capacités phonatoires si on voit l'enfant pour une dyslexie, mais détailler au maximum le niveau du langage écrit...) Enfin bref, je pataugeais dans la semoule pour ces bilans. Pendant longtemps, j'ai eu beaucoup de mal à observer le maximum de choses en un minimum de temps. J'avais également beaucoup de mal à me sentir "professionnelle" et mes rapports étaient parfois trop subjectifs.

Bref bref, j'ai eu envie de mettre à plat quelques uns (et je compte sur les commentaires pour allonger la liste) des réflexes à avoir lorsqu'on observe un patient. C'est pour le bien du patient, ça évite de le bombarder de tests alors que certaines choses sont observables, même parfois quantifiables à l'oeil nu.

Actuellement, mes bilans font 2 pages. Je vais à l'essentiel et surtout, je ne dois les envoyer à personne. Pas d'organisme assureur, pas de médecin-conseil.. c'est ça la joie du travail comme logopède salariée... les avantages du travail qu'on aime sans les inconvénients de la paperasse...

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